Produits en vrac contre gaspillage

Les produits en vrac, un moyen de lutter contre le gaspillage ?

Les produits en vrac, un moyen de lutter contre le gaspillage ?

 

Les produits en vrac sont l’une des façons de lutter contre la gaspillage et les emballages inutiles et couteux.

 

Evidemment, les emballages sont utiles : ils protègent le produit, permettent de le transporter, facilitent sa prise en main, informent le client, sécurisent sa manipulation, notamment vis-à-vis des enfants. Mais, on peut les limiter à ce qui est vraiment nécessaire.

 

Quand on sait que le taux de recyclage des produits plastiques n'est que de 26 % en 2018, que l’immense majorité est déversée sur la surface de la terre ou finit dans l’estomac des poissons et baleines, on voit l’urgence de réduire les emballages plastiques.

 

Réduire la fabrication et la consommation des emballages jetables est dès lors une bonne chose. C'est possible pour certains produits vendus à l’unité dans des emballages souvent en plastique.

 

Qu’ils soient solides (céréales, légumineuses, fruits secs, friandises …) ou plus récemment liquides (lessives, shampooings, produits vaisselle …), il est aujourd’hui assez facile de se procurer ces produits en vrac.

 

Pour l’anecdote, il reste des surprises. Quand on est trop généreux et que le sac se remplit trop vite, ou que le produit reste désespérément bloqué dans le réservoir, ou que le sac en papier se perce si facilement qu’il faut le doubler … à moins d’apporter ses propres bocaux, ce qui n’est pas encore prévu dans la plupart des magasins.

 

 

 

Des questions de sécurité juridique

 

La vente en  vrac se développe vite et est séduisante.

 

Elle pose néanmoins des questions, de sécurité juridique notamment. Car le consommateur utilise un contenu de réemploi, qui n’est pas celui du fabriquant ou du distributeur. Pour un même produit ou un produit du même usage, il ne rachètera pas un nouveau contenu à chaque fois. C'est tout l'enjeu des produits en vrac. Il réutilisera le 1er contenu acheté, économisant autant d’emballages plastiques par la suite.

 

Reste que les conditions d’hygiène et de sécurité sont essentielles. Car il ne s’agirait pas de mélanger des produits cosmétiques ou des détergents avec des produits dangereux ou à usage alimentaire, par exemple.

 

Une identité d’usage (comme utiliser un contenant de lessive vide pour y verser de la lessive en vrac et non du shampoing) et l’identification du produit sur le contenant lui-même, sont indispensables pour assurer une sécurité pour tous.

 

Tout est bien expliqué sur ce site :

La vente en vrac, ne pas oublier la règlementation

 

feuilles de thé en vrac économie de l'usage
économie circulaire ou économie de la fonctionnalité

Economie circulaire et lutte contre le gaspillage

 

L’économie circulaire revient …

économie circulaire ou économie collaborative

Un projet de loi sur l'économie circulaire est présenté ce 10 juillet en conseil des ministres. Il  devrait ensuite être discuté au Sénat puis à l’Assemblée Nationale, et si tout va bien, faire l’objet d’une loi début 2020 … dans l’attente ensuite des décrets d’application.

 

L’ambition de ce projet est de renforcer la responsabilité des producteurs et limiter le gaspillage. Il est placé sous l’angle de la gestion des déchets, ce qui peut être un peu réducteur. Malgré tout, l’on avance globalement vers une consommation de plus en plus durable et responsable.

 

Côté responsabilité des producteurs, l’article du journal Le Monde nous apprend qu’il existe 14 filières REP (Responsabilité Elargie des Producteurs). D'autres filières seront créées à partir de 2021 : articles de bricolages et de jardin, articles de sport et de loisirs, jouets, produits du tabac … L’objectif est de rendre les industriels réellement acteurs et responsables de ce qu’ils produisent.

 

Côté lutte contre le gaspillage, le projet prévoit des « indices de réparabilité ». Ils seraient visibles sur les produits. De plus, l’information du consommateur sur la disponibilité des pièces détachées et celles issues de l’économie circulaire devraient être privilégiées. Nous devrions être incités à ne pas acheter un produit non réparable. Ainsi, le développement de l'économie circulaire serait encouragé.

 

A suivre, donc !

 

En savoir plus :

L'économie circulaire bientôt présentée au Sénat et à l'Assemblée nationale

 

Définition de l’économie circulaire

 

Comme un serpent de mer, cette forme d’économie revient de temps en temps. Ce « nouveau modèle à vision systémique » comme l’écrit wikipédia dans sa définition de l'économie circulaire est simple à comprendre mais complexe à mettre en œuvre.

 

Sauf si l’on se dit qu’un petit geste quotidien est un bienfait pour l’humanité ! Dans ces conditions, l’économie circulaire est à notre portée. Cette économie de l’usage (ou économie de la fonctionnalité) est le symbole même d’une chaîne de comportements qui peut se déployer à l’infini.

 

Cette façon de consommer et de produire est aussi une façon de "faire-ensemble". Toute la planète peut partager cet effort. L’exagération est à peine voulue.

 

Pour éviter l’épuisement des ressources naturelles, supprimer l’obsolescence programmée, réduire le gâchis et les déchets, sans aller jusqu’au zéro déchet, l’économie circulaire est l’une des solutions.

 

Déjà dans un article écrit en 2015, j’évoquais les 7 piliers de l’économie circulaire. Ces 7 piliers sont modélisés selon 7 logiques de production et de consommation, complémentaires entre eux. C’est toujours le cas aujourd’hui.

 

Produire – consommer – jeter : ce mécanisme est parfaitement expliqué dans cet article du Journal Le Monde auquel je vous renvoie.

 

Article "Des Décodeurs"

les-decodeurs : dechets-recyclage-reutilisation-qu-est-ce-que-l-economie-circulaire

 

Economie circulaire, économie collaborative, économie sociale et solidaire ...

 

Le modèle de l’économie collaborative peut tout à fait inspirer les start-ups solidaires prêtes à se lancer vers ces débouchés prometteurs.

 

Les principes de l’économie sociale et solidaire (ESS) et leurs structures juridiques respectueuses des valeurs et du travail de chacun sont une solution.

 

Ce potentiel de développement permet de découvrir des modèles économiques innovants, où management participatif et intelligence collective donneront tous leurs sens.

 

 

 

les 7 piliers de l'économie circulaire

L’ADEME définit l’économie circulaire par 7 piliers

 

Pour l’Agence de l’Environnement et de la Maitrise de l’Energie (ADEME), 3 types d’actions décrivent l’économie circulaire :

 

  1. La production et l’offre de biens et de services des acteurs économiques,
  2. La consommation par la demande et le comportement des consommateurs,
  3. La gestion des déchets.

 

Elles forment un cycle. Si elles sont respectées, elles permettent de dépasser l’économie linéaire :

 

  • extraire, produire, consommer puis jeter, pour arriver à l’économie circulaire 
  • augmenter l’intensité de l’utilisation des ressources 
  • recycler pour éviter de gaspiller.

 

Cette nouvelle approche vise aussi à diminuer l’impact environnemental.

 

Jeremy Rifkin, économiste et sociologue américain, a modélisé l’économie circulaire. Pour lui, elle fait partie de la troisième révolution industrielle. Celle-ci combine le numérique, l’énergie et les matières.

 

L’économie circulaire comporte un processus qui passe par  7 « piliers » :

 

1 – L’Éco-conception consiste à minimiser l’impact environnemental dès l’élaboration du produit.

2 – L’Écologie industrielle consiste à s’organiser pour optimiser l’usage des ressources (matières et l’énergie).

3 – L’Économie de la fonctionnalité consiste à privilégier l’usage à la possession.

4 – Le réemploi consiste à remettre dans le circuit économique les produits ne répondant plus aux besoins du 1er consommateur. Ils deviennent des biens d’occasion.

5 – La réparation consiste à réparer et remettre dans le circuit les biens cassés, qui ne fonctionnent plus 

6 – La réutilisation consiste à réparer ou démonter certains composants d’un produit. C’est trier et revendre les pièces encore en état de fonctionnement.

7 – Le recyclage consiste à réutiliser les matières premières issues des déchets. C’est réalisé en boucle fermée (produits similaires) ou en boucle ouverte (utilisation dans d’autres types de biens).

 

La demande et le comportement des consommateurs s’appuie sur une consommation responsable. Elle s’appuie aussi sur l’allongement de la durée d’usage. La gestion des déchets et des matières premières qui en sont issues, sont recyclées.

 

Du nouveau :

 

La loi n°2015-992 du 17 août 2015 relative à la transition énergétique pour la croissance verte a notamment pour ambition de lutter contre le gaspillage et promouvoir l’économie circulaire.

 

Elle s’intéresse au cycle de vie complet des produits, de leur production à leur recyclage. Elle organise une hiérarchie des modes de traitement des déchets, en fixant des objectifs précis. Par exemple, le traitement des déchets doit être réalisé au plus près de leur production pour en limiter le transport. Cela contribue à la transition vers l’économie circulaire.

 

Pour lire le texte de loi :

Loi transition énergétique pour la croissance verte