Innovation sociale et mesure de l’impact

Comment mesurer l’impact social ?

L’innovation sociale se mesure aussi par l’impact du projet.

Les projets des entreprises à finalité sociale sont très souvent associés à des risques financiers élevés et/ou une faible rentabilité. Pour attirer des partenaires et surtout des financeurs, il est d’autant plus important de démontrer le projet, quelle que soit sa forme juridique, porte une valeur sociale, démontrable. L’entreprise sociale n’est pas une entreprise comme les autres, des questions que ne se posent pas les entreprises « classiques ». Elle a quelque chose en plus et d’unique à valoriser : son impact social et environnemental.

Se poser ces questions peut sembler une perte de temps face à la frilosité des banques qui ne prennent pas suffisamment en compte de cet impact social, pourtant essentiel dans un environnement instable et fragile. Pourtant, dans le cadre du Business Plan Social, il est essentiel d’avoir réfléchi à l’impact social, économique et environnemental de son entreprise, que ce soit lors de sa création qu’en phase de développement ou de changement d’échelle.

L’impact social peut être mesuré. Si les données sont diagnostiquées, quantifiées, donc révélées, c’est qu’elles existent. En prouvant ce qui, à première vue, peut sembler de l’ordre de l’invisible, cela démontre que votre entreprise sociale a une valeur, y compris au regard des financiers et banquiers qui ont besoin d ‘être rassurés par des données chiffrées. Car la mesure de l’impact social complète les résultats financiers.

L’analyse de l’impact social doit être concrète, précise, dégager des données chiffrées, donner des repères, des critères de performance, des indicateurs… Les méthodes et outils de pilotage existent comme la SROI (Social Return On Investment). L’essentiel est d’en choisir une, de s’y tenir, de donner la parole à toutes les parties concernées par le projet, car tous les points de vue et opinions sont utiles pour avancer. Un regard extérieur comme celui de Legal-Asso, par définition neutre et objectif, permet d’apporter de la distance, une technicité, une rigueur, et du professionnalisme et il faut le dire, de l’efficacité à la démarche.

SROI signifie Social Return On Investment (Retour Social sur Investissement), une méthode d’évaluation anglo-saxonne, spécialement créée pour les entreprises à finalité sociale, pour aider à prendre les bonnes décisions stratégiques et opérationnelles. Ces outils d’évaluation servent à connaître l’impact social, économique, environnemental des actions menées pour les bénéficiaires, utilisateurs, clients, mais aussi au profit du territoire d’implantation et de la société en général.

On le sait bien, la valeur d’une entreprise n’est pas seulement financière, elle n’est pas uniquement composée de biens et de services marchands. La valeur produite par une entreprise à finalité sociale, (que ce soit une association, une coopérative, une société par action simplifiée de l’ESS…) inclut également des coûts et des bénéfices sociaux, économiques, environnementaux. L’objectif visé est soit d’améliorer le bien-être de chacun ou de réduire les inégalités sociales, ou de limiter les dégradations environnementales, parmi tant d’autres.

Ces valeurs sont exprimées en données monétaires, un peu à la manière de la valorisation du bénévolat dans les associations de la loi de 1901. La connaissance fine de la valeur sociale de l’entreprise permet de communiquer sereinement sur des données fiables, de justifier la raison d’être du modèle d’affaire et démontrer, chiffres à l’appui, sa raison d’être et son bien-fondé, d’ajuster ce qui ne va pas ou plus, de fédérer et fidéliser les parties prenantes au projet. Et éventuellement, d’inclure le rapport d’analyse de l’impact dans une recherche de levée de fonds, ce qui est loin d’être négligeable.

 

Qu’est-ce que l’innovation sociale ?

Selon le Conseil supérieur de l’économie sociale et solidaire (CSESS), l’innovation sociale consiste à « élaborer des réponses nouvelles à des besoins sociaux nouveaux ou mal satisfaits dans les conditions actuelles du marché et des politiques sociales, en impliquant la participation et la coopération des acteurs concernés, notamment des utilisateurs et usagers. Ces innovations concernent aussi bien le produit ou service, que le mode d’organisation, de distribution, dans des domaines comme le vieillissement, la petite enfance, le logement, la santé, la lutte contre la pauvreté, l’exclusion, les discriminations… Elles passent par un processus en plusieurs démarches : émergence, expérimentation, diffusion, évaluation. »

Comme pour l’analyse de l’impact social, les projets d’innovation sociale se construisent et s’accompagnent avec la même démarche : pragmatique, concrète, répondant exactement à vos besoins et efficace.

LEGAL-ASSO vous propose de vous accompagner dans l’analyse du SROI de votre entreprise sociale, tout au long des étapes, pour ne pas rester isolé dans cette démarche. Les avantages de notre mentoring : en vous appropriant la méthode, vous y impliquez concrètement. Par notre présence à vos côtés, nous vous livrons un regard extérieur, technique et avisé. Notre approche est toujours méthodologique et pragmatique.

Les étapes du SROI

Impliquer les parties prenantes ;

Comprendre les changements avec la carte des impacts ;

Evaluer ce qui compte grâce aux indicateurs de résultats ;

N’inclure que ce qui est « matériel » et mesurer le bon impact, dans la transparence ;

Calculer au plus juste la valeur financière de l’investissement et des coûts et bénéfices sociaux Etablir et utiliser le rapport final, rendre compte aux partenaires.

Les parties prenantes

Ce sont les personnes et les organisations qui subissent et profitent du changement positif ou négatif résultant de l’activité de l’entreprise sociale. La contribution respective de chacune des parties prenantes est considérée comme une réalisation décrite en termes quantitatifs.

Les résultats sont les changements résultant d’une activité. Ils peuvent être pour les parties prenantes, attendus et inattendus, positifs et négatifs.

La carte des impacts est présentée sous forme de tableau associant activité, ressources et changement pour chaque partie prenante.

le reporting social

Il se rapproche du SROI mais ne vise pas les mêmes objectifs et n’utilise pas exactement les mêmes indicateurs, même si les éléments pris en compte sont aussi des données sociales, environnementales, économiques, éthiques … Le reporting social découle des objectifs sociaux de l’organisation alors que le SROI se concentre sur le changement attendu pour l’ensemble des parties prenantes.